Dernière Heure

15 08 2010

Et voilà, je suis à Charles-de-Gaules, devant ma porte d’embarquement. C’est ma dernière heure en sol français. L’heure du retour, chez moi, mais aussi sur mon voyage.

Une semaine avant de partir je ne savais même pas que j’allais en France. Je suis parti sur un coup de tête, une envie spontanée, une idée folle. Mais il y a spontané et spontané. Ce voyage il y avait longtemps que j’en rêvais, mais jamais concrètement, jamais à m’en faire un plan à exécuter. Ce n’était que des images que j’emmagasinais mentalement dans une zone quasi-subconsciente de mon cerveau. Alors une fois arrivé dans le concret, sur place, je savais exactement où je m’en allais. Ça m’attirait comme un aimant, comme quelque chose qui m’appelait, quelque chose qui, je le savais, était faite pour moi.

La Provence.

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Hier dans mon billet sur Paris, j’ai usé de superlatifs éloquents démontrant toute mon admiration devant cette œuvre magistrale qu’est Paris. Comment faire autrement?

Mais dans mon cœur, les meilleurs moments de ce voyage se sont passés en Provence. De la Haute-Provence-des-Alpes au nord-est, au Languedoc au sud-ouest, je ne peux compter les moments de bonheur tant il y en a eus.

Il me serait très difficile de choisir UN SEUL endroit que j’ai préféré par-dessus tout le reste. D’abord tout y est tellement différent de chez moi, que chaque coin de rue m’offrait une surprise totale. Ces villages accrochés aux flancs des montagnes, ces rues étroites, ces maisons si colorés et surtout ces regards si chaleureux. Si j’avais à résumer la Provence en deux mots, je choisirais: Chaleur, et Couleurs. Et ces qualificatifs sont tout aussi valables pour les maisons que pour leurs habitants.

Certes je n’oublierai jamais Grasse et ses petits villages autour. Pas plus que ces routes en montagne, aussi vertigineuses que magnifiques.

Et tous ces exploits. Ces constructions sont si extraordinaires pour quelqu’un comme moi qui vient d’un pays où on cherche généralement le terrain le plus plat possible pour s’y bâtir une maison.

Évidemment je ne peux pas oublier tous ces bâtiments romains qui non seulement tiennent encore debout, mais sont encore utilisées aujourd’hui, dans le respect de ceux qui les ont construits. C’est tout simplement prodigieux.

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J’ai fait plusieurs voyages. Il y a des endroits où on sait qu’on ne reviendra jamais. Mais la Provence, j’ai l’impression d’avoir à peine gratté sa surface. Et il me semble que sous cet or, il se cache des choses encore plus précieuses…!

Je savais en achetant mon billet, que ce coup de tête n’avait rien d’un coup de dés. La Provence était faite pour moi, c’était évident avant d’y mettre les pieds, et maintenant c’est acquis. J’ai déjà hâte d’y retourner.

Mais pour le moment, quelque chose me manque encore plus, et ce sont les rires de mes enfants! Retournons à Varennes-les-Bains, et plus vite que ça, bonne mère !!!

Dernier mot à tous ceux qui m’ont lu: merci de m’avoir accompagné. Se savoir lu par des gens de qualité tels que vous m’a donné beaucoup de courage. Dans cette solitude que je me suis imposée, c’est quand même bon de partager, et les feedbacks étaient toujours appréciés. Merci du fond du cœur! Et au plaisir de rediscuter de tout ceci avec vous, en personne ou virtuellement, et de parler aussi de vos voyages et de vos découvertes! 🙂

Amicalement et Francement,
Pistive.

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