Jour F

29 07 2010

C’est fait, j’y suis! Je suis en Europe! Depuis le temps que j’en rêve…

Résumons brièvement l’action de cette dernière journée en sol québécois…

Le 29, jour du départ, j’ai fait mes bagages avec un étonnant calme pour un gars qui partait quelques heures plus tard. Mais le coeur s’est mis à me débattre sur l’heure du souper, le dernier en compagnie de ma petite famille pour les 17 prochains jours. Ils vont terriblement me manquer, je le sais trop bien. À chaque petit garçon que je vais voir dans les bras de son papa, je vais fondre. Heureusement, les journées seront bien remplies, ça devrait m’éviter de trop sombrer dans la déprime de l’ennui!

Et puis partir, quitter ses proches pour quelques jours, je trouve que c’est quelque chose de très sain. Ça remet tant de choses acquises en perspective. Bref, ça fait du bien à tout le monde de s’ennuyer un peu de temps en temps!

Revenons à mon voyage.

Aussitôt le souper fini, embarquement dans la minivan et hop direction Dorval. Le temps de faire des adieux rapides mais poignants, dans l’énervement j’ai complètement oublié de ramasser mon GPS même si j’avais dit au moins 15 fois durant la journée: "Faut pas que j’oublie mon GPS là!!". Il est une des pierres angulaires de mon voyage en France, car j’ai loué une voiture pour 16 jours… Seul, sans copilote, à travers tout ce dédale de routes qui s’entrecroisent, et ces carrefours compliqués qui n’en finissent plus de s’empiler les uns après les autres, j’avais jugé nécessaire d’avoir mon GPS avec moi. J’avais même acheté les cartes mises à jour pour l’Europe.

Je ne m’en suis aperçu qu’une fois à l’intérieur de l’aéroport, depuis une dizaine de minutes. C’était bientôt mon tour de faire enregistrer mes bagages lorsque je me suis exclâmé haut et fort d’un OH NON C’ESTPAS VRAI!!!!! bien retentissant qui a fait tourner la tête de tout le monde autour, à un point tel que je me suis senti obligé de m’excuser en expliquant que j’avais oublié un élément essentiel de mon voyage.

J’ai réfléchi rapidement, que faire? En acheter un autre sur place? Les cartes mises-à-jour m’avaient déjà grugé 155$ de mon budget, c’était un brin choquant disons. Appeler Julie une fois de retour à la maison pour qu’elle vienne me le porter? Impossible qu’elle revienne à temps…

…Et si elle s’en était aperçu et avait reviré de bord? C’était mon dernier espoir. J’ai couru en demandant la permission de quitter la file, jusqu’à la porte d’entrée. MONDIEUMONDIEU la minivan est de retour! Pas de Julie dedans… et pas de GPS attaché sur le tableau de bord!! "La madame est partie en dedans monsieur…" m’a dit un observateur proche. Je retourne en courant à l’intérieur en la cherchant partout du regard… lorsque j’entendis ces paroles douces: HEILLE MANNE CHU LÀ!!! *soulagement général*

Julie, t’es trop hot. 🙂 Merci encore.

Après cet épisode, mon stress est comme tombé tout d’un coup. Comme si tout ce qui pouvait aller mal dans ce voyage n’avait plus d’importance, comme si tout allait bien aller, car tout peut toujours s’arranger.

9-1981_1[1]

Le vol s’est passé sans histoire. Le seul problème auquel je m’attendais c’est le manque de sommeil. En partant à 21h20 de Montréal, j’arrivais à 10h am à Paris, prêt à commencer ma journée. Je devais donc dormir le plus possible dans l’avion. Malheureusement je ne me suis endormi qu’après 2 heures de vol… et je me suis fait réveiller 3 heures plus tard par l’idiote agente de bord qui m’a tapoché l’avant-bras pour me réveiller afin de savoir si je voulais déjeuner!! Ça m’a tellement pris un effort surhumain pour me sortir des vaps, pour essayer de comprendre ce qu’elle voulait, et pourquoi elle me proposait à moi un déjeuner alors que personne d’autre autour de moi n’avait reçu son déjeuner, bref c’était tellement bizarre que j’ai jamais été capable de me rendormir ensuite. Une grosse heure et demie gâchée.

Et je devais être en forme pour traverser la moitié de la France à bord d’une voiture de location… manuelle! Jamais conduit ça de ma vie, à part un cours express d’une heure chez Tecnic 2 jours avant mon départ, cours durant lequel j’ai brisé le record du nombre de moteurs étouffés au coin de la rue. Ça promettait!

Voilà, je suis dans l’aéroport Charles-de-Gaules maintenant.

Que l’aventure commence!

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